mardi 3 mai 2016

Venin

Son coeur s'affole
Et il détale dans l'herbe folle.
Le rat des champs court
En faisant des détours. 

Arrivé à son terrier,
Il se couche sur le matelas d'herbes colorées
Et s'endort lentement
Comme sous l'effet d'un anesthésiant.

Le serpent effrayé l'a mordu
Par réflexe et par peur;
Le petit animal lutter n'a pu
Et est rentrer dans son refuge passer ses ultimes heures.

mercredi 20 avril 2016

Pigeon roucoulant


Posé sur le rebord d'une fenêtre,
Il prend le soleil 
Et chante son bien-être
Qui l'émerveille. 

Un bruit léger derrière lui
Ne l'alarme pas;
Il écoute les bruits
En faisant les cent pas. 

Rassuré, il chante
De nouveau 
Quand d'une secousse bruyante
S'ouvre le volet dans un sursaut.

Apeuré, l'oiseau s'envole
Et va se poser sur l'arbre face
A son ancien perchoir. Il s'isole
Pour chanter sa détresse.

jeudi 17 mars 2016

Cité engloutie



Chaque nuit,
Je rêve à une cité engloutie, 
Habitée par des géants érudits
Qui toutes les sciences y étudient. 

Au cœur de la Terre,  se cachant,
Cachés dans les tréfonds, les abîmes terrifiants, 
Ils étudient la vie sur Terre en volant
Les secrets et connaissances depuis la nuit des temps. 

Dans un labyrinthe grimpant et descendant, 
Immense et terrifiant, 
Je m'aventure vaillamment 
Chaque nuit dans mes rêves insouciants.

Je trouvais la cité enfouie qui attend
Ma visite depuis la nuit des temps. 
Je parcourais ces rues et ses ornements
Mystérieux, je pus déchiffrer allégrement. 

Dans une bibliothèque, pourtant, 
Je trouvais les connaissances de tous temps.
Mais disparus sont les géants
Qui collectaient mille éléments. 

Une expédition victorieuse, un livre pris, 
Au cœur de la cité retrouvée, une course vers la nuit 
Et la lumière; puis un bruit
Dans l'obscurité infinie.

Regagnant la surface, 
Je ne sais plus où tourner la face:
Plus de trace de cette cité vue en rêves tenaces;
Tout s'efface...

Poème librement inspiré de Dans l'abîme du temps de LOVECRAFT

vendredi 26 février 2016

Le tournoi

Le chevalier s'élance
Sur son cheval noir, 
Il abaisse sa lance
Plein d'espoir. 

C'est son premier tournoi, 
Il espère se couvrir de gloire, 
Tandis que les chevaux tournoient, 
Et que se déroule l'histoire. 

Un coup de lance dans l'épaule, 
Il tombe le jeune chevalier fougueux. A voir
Il fait peine, allongé dans le sable tandis que des rigoles
De sang imbibent le sablonneux trottoir. 

Il s'en va le chevalier, preux et si jeune, 
Quinze ans à peine, rêvant de gloire, 
Il ne trouva à son premier tournoi que la peine
Et la mort noire.

mercredi 20 janvier 2016

Epargne la Terre

Homme, épargne la Terre!
Homme, épargne tes enfants.
Homme, épargne la vie éphémère, 
Homme, épargne les vivants. 




mardi 15 décembre 2015

Métropole Ville mère

Métropole, 
Métro polis,
Mère ville,
Ville mère.

Grande ville, divine idole,
Pleine de malice
Et de lieux tranquilles
Loin de la nature éphémère. 

Ville, avec des châteaux anciens et des écoles 
Nouvelles, des traces d'ancienneté. Sans la ville, Alice
En son pays des merveilles, n'aurait pu renverser des quilles
Au bowling avec ses amis devant un verre. 

vendredi 20 novembre 2015

La boîte à bonbons

Cachée sous le sapin,
La boîte en fer,
Couverte d'une forêt enneigée au petit matin, 
Fait sa fière.

Elle sait qu'elle renferme
Un trésor
De gemmes
Et d'or multicolore.

Dans leur habit coloré et brillant,
Caramels et chocolats,
Régal des enfants
Attendent que sonne le glas.