mercredi 8 juillet 2015

Derniers jours de vacances pour Chèvrefeuille

 
  Eglantine, la fée des bois se pose sur le rebord de la fenêtre de Chèvrefeuille, jeune fille de 16 ans qui démêle ses longs cheveux blonds devant son miroir sous le regard de son chat Soyeux. La fenêtre ouverte laisse entrer le soleil de ce dimanche d'été. Chèvrefeuille pense à l'école qui reprend bientôt et s'interroge sur son avenir questionnant Soyeux qui s'étire sur la coiffeuse. 

  Intriguée, Eglantine écoute Chèvrefeuille parler d'inter-eau de Mate (sans doute, Malte), de devoirs à faire (comme ranger sa chambre?), de profs (sans doute, des prophètes célèbres chez les humains) en regrettant de devoir retourner en cour tous les matins (pour entretenir la pelouse et les arbres, certainement) à Soyeux qui suit ses gestes du regard d'un air intéressé et étonné par tant de verve. 

samedi 4 juillet 2015

Fabrication de glace à l'usage des jours de canicule


Ingrédients:
Un grenier frais, de l'eau d'une source pure et cristalline, un monstre (celui qui vit sous votre lit ou dans le placard de votre chambre fera l'affaire), une presse à papier, un grand bac, un téléphone (portable de préférence).

- Montez au grenier (qui doit être frais)
- Prenez un grand bac et étaler l'eau au fond
- Commencez à figer l'eau avec quelques frissons que vous prendrez dans votre dos (pensez que le monstre tapi tous les soirs sous votre lit risque de vous faire une petite visite nocturne, vous verrez, c'est efficace!). Cela refroidira l'eau qui débutera sa mutation en glace.
- Une fois la glace bien montée en neige, passez la dans la presse à papier pour étaler la feuille que vous mettrez dans son cadre.
- Lisez la suite, refermez et rangez ce livre, ce n'est pas moi qui vous ai demandé de fabriquer cette glace.
- Retournez vous lentement en retenant votre respiration: le monstre est là, hurlez d'effroi pour figer la glace.
- Si le monstre ne vous a pas dévoré, rangez le monstre à sa place et installez le miroir dans la salle de bain. Dans le cas contraire, n'en faites rien et au moyen du téléphone, appelez puis attendez les secours si vous le pouvez.

mercredi 1 juillet 2015

Ode à la promenade


 Promenade, refuge d'esprits vagabonds
Tels des papillons que l'on voit voleter dans l'air
Temps pour saisir des bonheurs intenses, éphémères
Riches comme des trésors de l'Antique Albion. (1)
Le temps suspend ses ailes durant quelques heures
Loin du bruit, des cris, des douleurs et des malheurs
L'Homme rêveur trouve toujours dans la Nature
Le réconfort à ses intimes blessures.
Dans le murmure des plus bondissants ruisseaux
Ou envahi par le chant des plus beaux oiseaux
La promenade repose l'humain esprit;
Le corps, de la beauté naturelle ébahi. 

 
 (1) Albion: Grande-Bretagne

L'ode classique a des versets ABBACCDDEEFF. L'ode Anglaise a des versets ABABCDECDE.
L'ode classique a été choisie pour ce poème en alexandrins, qui ne prend pas en compte une éventuelle alternance des rimes masculines et féminines.

mercredi 10 juin 2015

Le lapin et la tortue

Le petit lapin blanc court après un papillon,
Parmi les trèfles en batifolant
En zig-zag, près des cressons
De la mare aux têtards blancs.

Dans sa course effrenée, 
Il trébuche sur une pierre
Puis repart, pressé
Sans regarder en arrière.

La tortue réveillée
Sort la tête,
Voit le jeune lapin s'éloigner
Puis reprend sa sieste.



vendredi 15 mai 2015

Haiku de la souris et du chat

La souris passe la tête
Par son trou, avance puis s'arrête
Sans voir les mâchoires du chat, sur elle, grandes ouvertes.

mercredi 22 avril 2015

Ouragan

Ouragan se lève
Dans un nuage de poussière
Qui se déplace sans trêve
Dans l'air.

Ouragan courbe les arbres
Devant lui qui s'écartent
Dans sa course. Tel un sabre,
Il voit les chiens qui devant lui s'écartent.

Ouragan finit sa course, essouflé
Après une longue route 
Et va se coucher,
Epagneul fidèle qui court après une croûte.

lundi 30 mars 2015

Amaryllis

Amaryllis, petite elfe s'ennuie
Assise nonchalamment sur une branche qui sous son poids plie;
Soudain, elle se redresse car un bruit
A soudain surgi.

Des voix s'élèvent,
Elle marche sur une goutte de sève
Pour mieux voir ce qui trouble ses rêves
Sans trêve.

Quatre êtres humains
Se sont installés non loin
De son arbre, avec à la main
Un panier d'osier brun.

Bruyants, riant et chantant,
Ils effrayent les oiseaux
Qui célèbrent le printemps
Avec dans le chant des trémolos.

Un bruit venant d'un emballage bruyant
Eveille sa curiosité,
Il contient un objet blanc
Et doré.

Elle volette plus près
Cachée par une douce jonquille,
Epiant en secret
Cette étrange famille.

Les dénommés "sandouichojambon" passent de main en main,
Avec des oeufs et des salades, 
Qu'elle ne reconnait pas, bien loin,
De ceux qu'elle croise durant ses escapades.

Rapidement rassasiés, les humains
Remportant leurs offrandes
Et repartent dans le lointain
Par delà la lande.

 Rejetant ses longs cheveux bleus en arrière,
Amaryllis reprend son envol
Sa sieste terminée de façon cavalière
Par une famille de ces créatures dont parlent les légendes, les trolls.